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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 14:12
DE RETOUR
Voilà plus d'un an que j'ai négligé mon blog.
J'étais dans la rédaction de mes articles sur mon voyage en Asie, chargé de rencontres et de paysages. Le retour à Mayotte fut un peu rude, côté professionnel. Je n'ai plus eu l'énergie de raconter.
Un an plus tard, juillet 2014, je finis par quitter l'île alors qu'on souhaitait que j'y reste (manque d'enseignants). Après moultes démarches je m'arrache de quatre années au cœur de l'Océan Indien pour poser mes valises au nord du continent africain : le Maroc. Et là c'est une installation laborieuse qui commence.
Je voudrais pouvoir clore ma période mahoraise en terminant mon voyage en Asie ( il reste le Cambodge et la Malaisie) et encore un voyage à Maurice et Rodrigues en automne 2013.
Le temps passe. Cela fait 7 mois que je vis au rythme marocain. Je n'ai plus bougé tant les formalités sont longues et fatigantes.C'est le temps de l'adaptation.
Aurais-je le temps de raconter encore ?
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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 14:25

danseuse01

 

 

La maison de Jim Thompson est incontournable dans le circuit bangkokien. Aussi, le lendemain je hèle un taxi pour m'y rendre. Généralement les taximen font semblant de connaître l'adresse. Mon chauffeur semble très embarrassé. Je lui montre le plan (mais il est écrit dans un alphabet impossible à décrypter pour lui), je lui explique de quoi il s'agit, décidément non, il ne voit pas. Je descends donc du véhicule mais il a déjà interpellé une femme qui semble lui donner les bonnes informations. Roule ma poule ! Je commence tout de même à repérer les lieux et il me semble bien que nous avons dépassé le quartier. A ma question suspiscieuse il me répond : "No, no, it's good !". Je reste sceptique. Il se gare alors devant une vitrine et me montre du doigt l'enseigne "Jim Thompson". Il est ravi comme s'il avait relevé le défi du jour. Pour ma part ça ne ressemble pas à la petite maison dans un écrin de verdure. En effet, un homme ganté m'ouvre la porte d'une superbe boutique de luxe où l'on vend des articles de soie de Jim Thompson. Pas très à l'aise, je fais le tour et finit par interroger une personne qui évidemment me dit que ce n'est pas la bonne adresse. On m'appelle alors très aimablement un autre taxi qui, lui, m'emmène au bon endroit.

 

La maison de Jim Thompson se trouve au fond d'une impasse au milieu du centre d'affaires et borde un klong (canal). L'accueil est fait par du personnel en uniforme gris très courtois.

Toujours ce sentiment de dépaysement dans cette ville bruyante et commerçante. Un bassin où frétillent d'énormes poissons rouges, un espace frais et arboré et puis, la maison. Après le passage obligé de dépôt appareil photos et sac dans un casier dont je garde la clé, j'entame ma visite. Cette fois j'ai la chance d'avoir une charmante guide qui parle français.

 

maison01

metier-tisserDans le hall d'entrée, un métier à tisser.

 maison03

 

L'histoire de cette maison est liée à celle de Jim Thompson. Je ne relaterai pas ici la vie romanesque de cet ancien agent de la CIA arrivé en Thaïlande après 1944. Toujours est-il que c'est lui qui va relancer la production de la soie en déclin à cause de la concurrence des produits européens et japonais, bon marché. Mais c'est également un collectionneur d'art asiatique. Il fait donc construire une maison a Bangkok : il rachète trois vieilles maisons du XIX° siècle dans la région d'Ayutthaya et les fait reconstruire, sur un terrain qu'il achète le long d'un klong à Bangkok. Il ajoute des corridors, un escalier et des salles de bains.

C'est son étrange fin de vie qui va faire de lui un personnage romanesque et créer sa légende. En mars 1967, à 61 ans, en visite chez des amis en Malaisie il disparait subitement. On ne retrouvera jamais son corps. De nombreuses pistes ont été évoquées notamment son implication possible dans des activités d'espionnage mais le mystère reste intact....


 kinnaridetail fontaine01

 

 

 

 

 

Il reste cette superbe maison de bois sortie du temps qui semble toujours habitée. Cette fois on peut pénétrer à l'intérieur des pièces (mais toujours pas droit aux photos) où l'on découvre de véritables antiquités, de la vaisselle aux cinq couleurs de la royauté, des panneaux et des statues en bois de Birmanie et d'étranges pots de chambre de porcelaine en forme de chat pour les petits garçons et de grenouille pour les petites filles.

 

A l'extérieur, petite démonstration de la cuisson des cocons, du filage et exhibition de danse par deux charmantes jeunes filles.

 

 

 

 

 

Je profite encore de l'instant en me promenant dans le petit jardin où se cachent de discrètes petites maisons.

 

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 vasque00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme je suis dans le quartier des affaires, je me rends au centre commercial MBK, la Mecque des grands magasins. J'ai besoin d'une batterie de rechange pour mon appareil photo. Après l'instant de grâce chez Jim, je remets le pied dans la tourmente de la ville.

 

Dès l'entrée on est saisi par le gigantisme qui se confirmera à chacun des sept étages.

 

 

 

 

MBK02

 

 

MBKMBK01

 

Des spécialités par niveaux : fringues, beauté, joaillerie, chaussures, déco, photo, téléphonie et au dernier étage restaurants, fast-foods, cinéma, karaokés, bowling.


Dans l'enfilade des boutiques, au quatrième étage, je finis par trouver le bon escalator et la batterie de mon appareil photo. A chaque passage devant une boutique, je suis harcelée. Tout le monde vend la même chose.

Une seule envie : Fuir.

 

C'est là qu'un violent orage m'attrape dès la sortie. En attendant que ça passe j'enfile un escalier qui me mène à une autre tour et là je tombe sur le centre culturel. Etages, boutiques épurées, petites galeries de peinture, artisanat raffiné ou humanitaire, librairie et puis devant un auditorium, un groupe de jeunes gens. Ce sont des étudiants en cinéma à Bangkok, ils me présentent le prochain BISFF (Bangkok international student film festival)  du 23 au 28 juillet 2013 mais, j'ai déjà prévu de quitter la Thaïlande.

 

centre cultureLe centre culturel


Le soir je retrouve Christophe, Carlos et un autre guesthouser pour un excellent repas au bord du fleuve. Entrée déchaussée, interdiction de fumer et vue  sur le Pont Rama VIII.

 

repas

 

 

pont00

 

A venir : Le Cambodge 

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 12:45

 

 

jardinier02

 

 

 

 

 

 

 

 Je repars pour un errance citadine dans le quartier Dusit au nord-est de la ville.

Après avoir longé les hauts murs d'enceinte, je pénètre dans le parc du palais VIMANMEK.

 

dusit01

Ce palais est un manoir XIXème siècle en teck doré perdu dans un très beau parc. On dit même que c'est la plus grande résidence en teck du monde...Inutile de dire que l'espace est particulièrement clean et parfaitement entretenu. A Bangkok, il y a toujours quelqu'un derrière toi avec une balayette. L'extérieur est charmant. Trois étages , 81 pièces mais seulement quelques uns sont ouvertes au public.

 

panneau dusit

Je découvre pour la première fois l'organisation thaï des visites du patrimoine. Au début ça surprend et puis après on s'habitue.

 

dusit00

 

dusit02

Avant de pouvoir accéder aux domaine royal, il faut passer par un vestiaire pour se déchausser, vérifier que votre tenue est correcte (pas d'épaules ni de genoux découverts), moyennant une petite somme, vous êtes dirigés vers des casiers pour déposer appareils photo, téléphones, caméra et sacs. J'ai même eu droit à une fouille au corps.... En fait de visite, tu longes pieds nus les couloirs de parquet et tu t'arrêtes au seuil des salles fermées par une barrière. A chacun de tendre le cou pour tenter d'apercevoir les intérieurs préservés du temps. Variations de couleurs pour les différentes pièces, vaisselle, meubles.... Tu te sens surveillé en permanence, des gardiens à tous les angles. Bon, ça m'agace un peu, suis pas trop fan du régime monarchique en exposition permanente. En fait cette bâtisse  a pour fonction de célébrer Rama IX en montrant ses photographies et ses œuvres d’art personnelles. Déçue, je ne m'attarde pas.

 

Par hasard je me trouve sur une immense place donnant accès à un bâtiment pas typiquement thaï. Un policier à l'entrée m'interpelle " Come in. Ticket Madame, inside".

Je suis face à l' Ananta Samakhom Throne Hale.

 

musée03

 

Inspiré de la renaissance italienne, construit en 1907 c'était une annexe du palais Dusit, sorte de salle de réception  sous l'égide de Rama V. Puis il fut occupé par le Parlement et désormais il sert à l'occasion d'importantes cérémonies royales.

 

jardinier03

 

 

 

musée02

 

 

Justement , en ce moment sont exposés les  trésors de la couronne.

 

panneau01

Là encore tenue très correcte exigée. Si tu n'as pas, on te vend une pièce de tissu pour 50 baths. On se sent parfois assez ridicule. Comme lors de ma visite au Grand palais où, malgré la chaleur, j'ai du revêtir une horrible chemise à manches courtes bleu délavé qui est retournée au vestiaire avec ma transpiration pour un prochain visiteur.

 

Les pièces exposées sont magnifiques, impressionnantes dans le raffinement. Je m'abîme les yeux à discerner les détails. D'immenses tapisseries couvrent les murs. Panneaux de bois, sculptures ciselées, incrustation de pierres précieuses, tapisserie au fil d'or et en dégradé de nuances... ça en jette ! Plus loin, des sacs, tableaux, bijoux et objets de cérémonie  pour les sorties publiques du couple royal. Evidemment pas moyen d'attraper une photo.(Les 3 qui suivent sont piquées sur internet).

 

orfevrerie01

 

 

tapisserie

Tapisserie

 

orfevrerie00

  Trône

 

J'apprécie la visite. Il fait frais et je suis bien loin de la fureur touristique du Grand Palais. A proximité de chaque œuvre-d'art, une vidéo (en anglais et en thaï), explicite les conditions de réalisation. Une belle vitrine de l'artisanat du pays. J'ai dû rester près de 2 heures et à mon grand regret, aucun livre à la sortie (à moins d'avoir raté le rayon), seulement des bibelots et des gadgets sans intérêt.

 

Voir le site www.artsofthekingdom.com

 

Je ne toilettespeux pas m'empêcher de faire une photo des toilettes tant je suis interpellée par l'obsession de la propreté notamment dans les lieux touristiques.

 


 

 

 

 

 

 

C'est toujours à pied que je vais longer les grands boulevards.

 

avenue00

democraty monument01

Democraty monument

 

ville00

 

love queen01

 

 

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Boxing stadium : la fameuse boxe thaï

 

statue

wat04

 

 

 

 

 

 

Encore un roi....

 

 

Encore un temple....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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bonzesseBonzesse en prière

 

bouddha                 offrande                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

detail watmaison-esprit00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rue01

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 12:04

 

A la guesthouse, je fais la connaissance de Christophe de Haute Savoie (non, il n'a pas de titre de noblesse !). Lui aussi aime marcher. Nous partons donc baguenauder dans la ville.


Une grande place nous intrigue. La statue d'un véritable Commandeur imposant sur son trône capte notre attention.

 

place king buddha

place king buddha01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

statue Rama I

 

 

 

 

 

 

 

 

Il s'agit du King Buddha Yodfa Statue et renseignement pris, cet homme de bronze est le roi Rama I (1782-1809), fondateur de la dynastie Chakri, actuellement régnante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On vient lui faire des offrandes.

 

 

veneration roi

Comme je pourrai l'observer, quoique inculte en matière de religions orientales, à tous les coins de rue on vous propose des colliers de fleurs et de lotus pour prier dans les très nombreux temples.

 

fabrique-offrandes.jpg

 

 

Nous traversons le quartier chinois et indien, chamarré et parfois assez kitch. Christophe s'offre des crêpes au lait concentré sucré.

 

 

 

  tissus02

 

 

produit capillaire

  Le marchand de produits capillaires

 

tissus

  Un des rares vendeurs souriant.

 

boutique indienne00

 

 

Coloré et kitsh à souhait (enfin pour nous !)

 

boutique indienne01

 

tissus01

 

boutique

 

 

Finalement nous parvenons au Golden Mount ou Wat Phu Khao Thong. Comme nous sommes dans les deux jours de Bouddha, de nombreuses cérémonies se déroulent dans la ville.

 

Site artificiel de 75 mètres de haut, le lieu est superbe, coin de verdure rafraîchissant et point de vue imprenable. Sont alignés des statues d'animaux représentant les signes du zodiaque. Je ne peux que faire un vœu pour le mien : « the goat », la chèvre, sympathique.


voeux

 

Puis nous empruntons les 265 marches qui vont nous mener au sommet .

 

 

 

 

 

bouddha moines

J'adore ces mini moines !

 

 

Au passage, nous faisons sonner les cloches qui doivent nous permettre de réaliser notre vœu. En fait, le rituel veut que chaque dévot fasse sonner chaque cloche une fois et le gong trois fois. Chaque coup de gong a une symbolique bien particulière: Le premier symbolise le respect pour Bouddha. Le deuxième symbolise le respect pour le bouddhisme. Enfin le troisième coup symbolise le respect envers les moines

 

cloches

 

 

gong00

Dans l’escalier intérieur très étroit, après avoir passé la boutique aux souvenirs, les croyants achètent des feuilles d'or qu'ils vont déposer sur les statuettes.

 

reliques boudha01

  Les reliques de Bouddha

 

offrande01

  Achat d'offrandes

 

feuilles or00

 

 

feuilles or02

  Money, money for the sanctuary and the moons

 

feuilles or01

 

Chacun dépose sa feuille d'or

 

goldendome

  Le chédi doré. Est-il en or massif ? Hummmmm

 

Sur la plate-forme terminale, un mouvement  de foule circulaire s'est organisé. Il s'agit de faitre trois fois le tour en récitant une prière. Chacun se recueille au pied du chédi doré. On peut acheter des clochettes que l'on accroche au pied du dôme, on écrit des mots d'espoir ou de remerciement et on dépose des billets pour participer à l'entretien du temple.

 

 

offrande04

 

 

recueillement

 

offrande02

  Je suis toujours fascinée par la dévotion religieuse.

 

offrande03

 

  Vue sur Bangkok et ses contrastes. Au-devant l'enceinte monastique.

 

vue sur B00

vue sur B01

 

La journée est déjà avancée.

 

 

Sur une place où trône un temple qui semble sorti de son emballage, nous croisons un jeune-homme, le plan de Bangkok étalé à ses pieds. Justement il cherche une guesthouse plus sympa que la sienne. Voilà Carlos, un mexicain en vacances invité à nous rejoindre dès le lendemain.

 

wat07

 

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Pour éviter les longs boulevards, nous pénétrons les petits rues. C'est ainsi que nos pas nous conduisent dans le Bang interethnique.

 

tissus02

 

Les boutiques indiennes.

 

produit capillaire

 

 

 

boutique

 

tissus

 

boutique Clinquant et un peu kitsh non ? (enfin pour nous !)

 

 

boutique indienne01

 

Le long d'un klong (rivière), de petites maisons de bois semblent avoir été oubliées de la frénésie citadine.

 

klong00


klong06

La ballade sur les klongs fait partie du circuit touristique mais c'est aussi un moyen de locomotion pour les Thaïs.

 

klong05

 

dragon  

 

 

 

klong03

Tiens, un dragon !

 

 

 

klong02

 

Quartier chinois pur jus.

 

maison esprits 

 

Devant chaque bâtiment public ou privé, on installe la maison des esprits pour repousser les mauvais esprits.

 

klong04

 

klong08

 

klong07

 

 

C'est ce paradoxe qui embellit les villes et nous surprend. En quelques minutes on passe des klaxons au clapotis de l'eau. Étonnante Bangkok, à l'architecture démesurée qu'elle marie avec harmonie aux pagodes traditionnelles.


Ce qui peut surprendre les Occidentaux, c'est le respect et la vénérations du peuple thaï pour la famille royale. Pas un magasin, pas un lieu public ou une maison sans le portrait du couple royal. Ils ornent les arches des avenues et on peut même acheter leur portrait peints dans de magnifiques encadrement dorés.

 

portaits-geants01

 

portaits-geants00

 

portaits-geants02

Bhumbol Aduyadet est né en 1927 aux Etats Unis. C'est le neuvième souverain de la dystasie. Grand amateur de photographie et de jazz , il est considéré comme un excellent joueur de saxophone. L'enregistrement d'une compilation de ses œuvres musicales a été distribuée dans les établissements scolaires au profit de la formation artistique des jeunes écoliers thaïlandais. Ce qui ne surprend plus quand dans les bars on entend en musique de fond du jazz et non pas de lamusique traditionnelle.

 

Bon, la journée a été épuisante, mais très agréable.

Go to the guesthouse !

 

Guesthouse Tawez. 23/12 Sri Ayudhaya Rd.,Wachiraphaban.

Dusit, Bangkok 10300, Thaïlande

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 22:05

Pour compléter l'article précédent, une petite vidéo de la visite du Grand Palais à Bangkok.

 

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 11:42

 

 

vue d'avion00

 

Malgré une préparation assez sommaire du voyage qui a consisté essentiellement à lire sur le net des blogs ou des infos, j'ai tout de même réservé une guesthouse et après 10 h de vol, dont une heure d'attente à Chennai en Inde pour faire le plein, j'arrive dans le flambant neuf aéroport international de Bangkok.

aeroport

 

P1060385.JPG


Première image : les taxis fuchsia, jaunes, rouges, verts .....

 

 

taxis aeroport

 

Cette ville est un livre de coloriage.


J'avais tout de même réservé dans une guesthouse deux jours avant et le taxi me dépose dans le quartier de Thewet à l'ouest de la ville.

 

devant guesthouse

 

quartier00

 

 

J'ignore encore la durée de mon séjour ici. On considère trop souvent cette grande agglomération comme une étape de voyage. Mais très vite je vais l'arpenter pour découvrir ses merveilles en plein ciel ou au creux des méandres du fleuve.

Justement parlons de ce fleuve : La Chao Phraya. Rapidement je découvre que c'est un excellent moyen de transport pour éviter les avenues embouteillées. La catégorie cheap fonctionne comme un bus maritime avec des stations. Un peu comme une ballade sur la Seine à la différence qu'ici "ça vit" : marchés, transport de marchandises, restauration rapide asiatique et même diseur de bonne aventure. En attendant mon bateau je m'offre une consultation assez insolite. Le monsieur parle un anglais approximatif tout comme moi. Après avoir fait mon étude numérologique il griffonne des chiffres sur sa carte astrologique. Il me prédit ce qu'il pense que tout le monde attend : un avenir financièrement confortable et la rencontre entre le 15/08 et le 15/09 d'un « manager ». Plus surprenant, je vais aller travailler en Australie ou Nouvelle Zélande. Je repars amusée par ces paroles somme toutes assez réjouissantes.

C'est alors que je suis attirée par un bouillonnement au bord du quai. Une nuée d'énormes poissons se bat pour de la nourriture que les passants leurs jettent. A ma question j'obtiens une vague explication liée à une histoire de reine mère qui serait morte et le retour des poissons. Mais mon anglais ne parvient pas encore à décoder l'anglais thaï.

 

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fleuve01

 

repas-copie-1

 

 

femme00

 

 


poissons

 

 

 

Ma première visite sera pour Le Grand Palais du Wat Phra Kaeo (1782), construit à l'origine pour marquer la fondation du la nouvelle capitale. Là je vais m'initier rapidement aux pratiques touristiques locales. Tu ne peux pas t'égarer, tout est balisé, un personnel impeccable et au garde à vous. Le lieu est clôt par des remparts et j'ai le sentiment de rentrer dans un labyrinthe, mais bon, moi et l'orientation....

 

fresque

Fresque qui raconte le Ramakien, récit épique en vers, épopée du roi à la recherche de son épouse enlevée par le démon.

 

 

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Pa Shri Ratana Chedi00

 

Le Pha Sri Ratana Chedi recouvert de feuilles d'or qui contient des reliques de Boudhha.

 

 

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Kinnari : Mi-femme, mi-oiseau , divinité secondaire et purement décorative.

 

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grandpalace hall01

 

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grandpalace hall03

A noter, les poubelles sont toujours esthétiquement intégrées dans l'environnement.

 

 

grandpalace hall

 

 

Je me noies rapidement parmi les « clic-clac » des appareils photos. Difficile de faire un cliché sans un visiteur qui pose à côté des kinnaris ou des temples. Tout ça me fatigue très vite. Un petit moment de repos avec la visite d'un petit musée dans le pavillon royal où sont exposés des bijoux et des pièces de monnaie. La sortie ne peut s'effectuer sans être passé par les boutiques de souvenirs. Je quitte les toits polychromes et les coupoles à la feuilles d'or assez fatiguée. Trop de bruit dans cette enceinte magnifique. Trop de clinquant aussi, mais il va falloir que je m'y fasse, à Bangkok, ça brille !

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 19:46

 

Sans-titre-7.jpg

 

 

La phrase lancée un peu en l'air « Cet été, je pars en Asie! » même après avoir réservé mon billet pour Bangkok, est restée longtemps une abstraction, une intention. C'était la réponse à « Tu vas où cet été ? » on devrait dire « cet hiver » qui est ici austral. Bref où poser ses valises en juillet et août ? La destination pour Bangkok signifiait bien sur Thaïlande. Mais un mois au même endroit me paraissait ...trop. Tiens pourquoi pas la Birmanie ! Je commence donc à me balader sur les forums. Difficultés pour les visas, hébergements insuffisants donc réservations à l'avance...ça m'a paru un peu lourd à gérer. Finalement je songe au Cambodge. Voilà qui est dit « Cet été je pars un mois en Thaïlande et au Cambodge ». L'idée fait son chemin. Le billet est pris. La date est fixée. Mais on reste toujours dans la formulation. Je ne connais rien de l'Asie, ce qui probablement m'excite un peu. La réalité devient enfin perceptible quand je pose le pied sur le tarmac de l'aéroport de Bangkok.

Un mois plus tard, je suis de retour à Mayotte. « Tu as mangé du serpent ? » me demandent les Mahorais. Les clichés ont la vie dure. Il me faut maintenant faire une sélection dans mes photos, mes vidéos, reprendre mes notes, faire revivre des odeurs, des sensations.

C'est ce que je me propose de partager avec vous.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:11

P1050601 

Les 10 jours restant je vais déambuler dans cette ville portuaire au hasard des rencontres.

Karine rencontrée à Nosy-Bé pratique la thérapie par les pierres. Elle m'a conseillé de la calcite verte, la rhodonite et le quartz rose.

C'est donc naturellement que je me rends au magasin de Simionato Riccardo. SO-TRO-MIT


J'abuse un peu et lui demande si je peux voir l'atelier. Il me fait une visite guidée parfaite. Sélection des pierres, ponçage, sertissage et moules en latex (ou caoutchouc) pour les montures à partir d'éléments de la nature. Le personnel malgache est formé par ses soins.

 

la-boutique.jpg

 

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Non, ce ne sont pas des raisons secs !

 

 

selection.jpg

 

Sélection des pierres à l'état brut.

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Ponçage

 

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Sertissage

 

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Les moules pour les montures

 

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Le négoce des pierres est une affaire familiale et comme je m'interroge sur l'installation d'une famille transalpine à Madagascar, Simionato, bel italien comme je les aime (tout mon respect à son épouse), me raconte l'aventure familiale.

Les parents étaient des paysans producteurs de fromage en Italie. Tout allait bien jusqu'à l'arrivée de Mme Union Européenne, fort exigeante qui ne toléra pas qu'il manque aux plafonds de la fromagerie quelques centimètres de haut. La décision fut prise de tout lâcher, direction Madagascar. C'est là que le papa découvre les pierres précieuses, se spécialise et finalement se fait négociant. Faute de rhodonite, et après consultation du grimoire sur le langage des pierres, je partirai avec une cornaline pour me recharger en énergie (les pierres rouges) et une labradorite pour éloigner les ondes négatives.

 

Diego est finalement un village et l'on croise les mêmes personnes au moment des apéritifs en fin de journée.


C'est ainsi que je fais la connaissance de Marco et surtout de son hôtel La Terrasse du voyageur dans le quartier populaire de Tséna.

immeuble01

 


Le bâtiment est imposant. De la terrasse sur le toit, une vue panoramique de Diego avec salon télé, bibliothèque et bar. Sympa de prendre un verre là-haut à la nuit tombée. En bas, jamais l'activité ne cesse.

 

vue.jpg

 

 

P1050516

 

 

terrasse00

 

bar

 

 

L’histoire commence avec Marco et son frère agent de voyage dans une démarche de tourisme solidaire, notamment une ferme pédagogique à Antsirabé. En 2008, ils se portent acquéreur d'un immeuble non exploité. Après 14 mois de travaux ils ouvrent l'hôtel La Terrasse du voyageur. L'idée est de créer ici un lieu de rencontres et de culture. Les chambres louées entre 60 et 100 000 Ar permettent de rémunérer les acteurs de l'association Zouloubé installée dans un local au rez de chaussée. Soutien scolaire, activités culturelles accompagnent ainsi la population locale. Comme le festival des arts de la rue, Zegny'zo « C'est ça », la deuxième quinzaine de mai pour sensibiliser les enfants des quartiers. (2012, 6ème édition)

 

affiche festival


Lors de mon passage, le porche d'entrée arborait des peintures de Paul BLOAS venu pour une performance avec Serge Teyssot Gay (ex-guitariste du groupe Noir Désir).

 

affiche-copie-1"La boue commence avec moi"


(Je recommande le livre de BLOAS De bœuf de terre et d'eau aux éditions Alternatives).

http://latribune.cyber-diego.com/culture/811-ligne-de-frontnr-paul-bloas-serge-teyssot-gay-entournee-a-madagascar.html

 

 

 

 


 

 

 

 

Dans mes déambulations pédestres, mes pas vont me mener au cimetière de Diego, je devrais plutôt dire, LES cimetières (militaires français et anglais, civils, malgaches...)

J'aime les cimetières. J'aime voir comment on considère les morts. Tombes souvent modestes, parfois anonymes, certaines envahies par les plantes grimpantes où les chèvres viennent quêter leur ration d'herbes folles.

 

alignement

 

tombe00

asiatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chevre

 

 

 

 

tombe vierge

 

herbes

J'aime beaucoup celle-ci qui me fait penser à un tableau de Rodkho.

 

rotko01

 

Dans une rue une chanson m'interpelle « Étoile des neiges ». Mon sang de savoyarde ne fait qu'un tour. C'est un signe ! Je m'insinue dans le local minuscule. Un jeune homme m'accueille en souriant : c'est le coiffeur. Très fier de son salon. La chanson des alpages sort de son petit poste de radio.

 

detail

 

 

 

coiffeur00

 

 

Plus loin, des voix ânonnantes  me disent qu' on est en train d'apprendre quelque chose. A travers la fenêtre j'entrevois des têtes d'enfants récitant en français les lettres de l'alphabet inscrites à la craie sur le tableau noir. Une jeune-femme me laisse entrer et m'explique qu'il s'agit d'une école privée familiale. Pour 20 000 Ar par mois, les enfants viennent ici lire, écrire et compter dans la langue française. L'école, c'est deux pièces avec des tout petits et sept élèves de CE1. Les cahiers sont propres, remplis d'une calligraphie parfaite. Les bureaux de bois et le tableau vert me renvoient à mon école de village.

 

salle

 


leçonCE1

 

Près de l'hôtel, chaque soir un office est célébré. Aujourd'hui, une foule d'hommes, de femmes et d'enfants tous habillés en bleu semblent s'apprêter pour une fête. Je pénètre à l'intérieur et là durant une bonne heure j'assiste à un véritable show pour fêter Noël.  

Ça swingue dans la maison du  Bon Dieu !

 

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  Mini video pour l'ambiance.

 

 


 

 

On ne quitte jamais Madagascar comme on le croit.

 

A l'aéroport, le 16 janvier, tout le monde est prêt trois heures avant le départ pour embarquer, histoire d'être sûr d'être dans la file.


escuse avionAu bout d'une heure, on nous informe que l'avion ne partira pas pour des raisons de....toilettes en panne. Pas de souci, la navette de l'aéroport nous reconduit à Diego. Tous les passagers du vol seront logés et nourris aux frais de l'Etat malgache dans les plus beaux hôtels de Diego. État en perdition que résume bien le chauffeur de la navette « On mange, on mange », et oui, bientôt il n'y aura plus rien. Et c'est dans une superbe chambre à l'hôtel Le Colbert que je passerai ma dernière nuit.

 

 

 

Petit mot d'excuse à l'intention des employeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, 17 janvier, encore une longue attente égayée par la présence d'un groupe de jeunes-filles souriantes, comité d'accueil d'un ministre en visite. Dernière note musicale et colorée que j'emporte de l'île rouge.

 

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Notre collation pour faire patienter.

 

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No te diré « Adios », sino « Hasta Luego »

No te diro « Addio » , preferisco « Arrivederci », perché « DIEGO, TI AMO »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hébergement :

 

Etoile du Nord. Rue Villaret Joyeuse. Tanambao I (Face Tsena). Diego.

00-261-20-218-44 et 032-04-941-08

 

Hôtel Belle Vue. Chez Jacques et Josiane. 35, rue François de Mahy. BP 17 Diego.

00 26 12 08 22 1021 hbellevueda@gmail.com

 

Hôtel La Terrasse du Voyageur. Rue du Mozambique. 201 Diégo-Suarez (Antsiranana) - Madagascar
Tél. +261 20 22 32627
fax +261 20 22 31221

http://www.terrasseduvoyageur-hotel.com/



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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 19:08

Ambaja- Parc de l'Ankara. Les tsinguis gris (4)

 

caméléon04

Retour par le bateau. Mais en ce dimanche, le client est rare, on se jette sur nous pour nous proposer un bateau. On se calme. Finalement je reconnais le pilote de La Princesse et on réserve un passage son bateau. Mais il faut tout de même attendre d'autres passagers et attendre, ça, Gilbert n'aime pas trop. Il fait chaud, il s'impatiente. Il est prêt à prendre un autre bateau et repayer. Finalement on finit par partir. Mais ce n'est pas parce qu'on pose ses fesses sur la banquette que tout est joué. Pour une raison qui restera inconnue, le chauffeur fait une halte à une centaine de mètres de la côte d'un îlot. Et là, se déroule un étrange manège muet dont on ne comprend pas le sens. Un type, genre rasta baba-cool, descend du bateau , l'eau à mi-cuisse avec dans sa main une grosse liasse de billets. On pense que l'on va repartir et puis non, on attend. Tout le monde a le regard fixé sur ce village de bord de plage : ça n' a pas l'air de beaucoup bouger, ça siffle. La barque tourne sur elle-même comme un cheval qui piaffe. Tentatives de questionnements des passagers. Agacement, impatience, et puis énervement. "Bon allez on s'en va !'. Finalement une fille arrive avec un sac et sans un mot monte dans le bateau. Pas d'explication mais peut-être que quand le client paye, il est le roi et les autres passagers n'ont rien à dire. Cela permet de faire connaissance avec un jeune garçon qui se rend comme nous à Ambaja et, arrivés à Ankif, je le laisse avec Gilbert se débrouiller avec les chauffeurs de taxi qui se jettent sur nous comme des vautours sur leurs proies. Je m'éloigne le temps d'acheter de l'eau. Mais Gilbert vient me chercher en urgence, "ça chauffe chez les chauffeurs !". On jette les bagages dans le coffre et on file sous des gestes menaçants.


C'est sans réservation que nous parvenons au Palma Nova à Ambaja. Petit complexe hôtelier un peu isolé de la ville. Malgré l'heure tardive on nous prépare une assiette de crudités au poisson. Le lieu - un vaste vestibule pour les soirées je suppose- est désert mais l'accueil reste sympa. De toute façon nous ne faisons que passer. Le jeune-homme du bateau s'était proposé de nous conduire en 4X4 au parc d'Ankara puis Diego. Il nous rejoint à l'hôtel mais impossible de savoir combien il demande. Il nous propose de venir chez lui voir le véhicule. A pied nous longeons l'immense avenue principale bordée par les étals de nourriture. Vélos et pousse-pousse semblent être les moyens de locomotion privilégiés. Bon, le 4X4 est là, mais sur cales. Une grosse pluie nous tombe dessus et nous repartons toujours à pied à la tombée de la nuit. Nous renonçons au 4X4 : ce sera le taxi-brousse.


Le lendemain c'est en VTT que nous allons faire la visite de la plantation de cacao. (compter 25 000 Ar). Le jeune guide prend le temps de nous montrer serpents, caméléons, makis et surtout les cosses de cacao. Sur le bas-côté, le femmes pratiquent l'écabossage. Les cabosses sont ouvertes avec une machette avant de retirer la pulpe blanche (mucilage) dans laquelle les fèves sont enveloppées. On nous fait goûter :Hum c'est bon !

 

 

 

 

 


Il a beaucoup plu et notre ami Gilbert ne se sent pas à l'aise et préfère descendre de vélo plutôt que d'affronter les trous inondés. De retour, on croise le chauffeur-patron du taxi-brousse avec qui j'essaie de négocier un prix décent pour aller à Ankara. Juste le temps de prendre une douche, sans manger et d'échanger quelques paroles aimables avec un couple attablé. Il me semblait bien avoir reconnu ce bel homme aux cheveux blancs. Enchantée M. Jean Jacques Annaud.


Ce n'est pas parce qu'on monte dans un taxi-brousse qu'il part aussitôt. il faudra presque une heure de chargement et chargement par petites étapes, jusqu'à l'étouffement pour qu'enfin on encape la route du nord. Gilbert est à deux doigts du malaise. Il 'a pas l'habitude de voyager ainsi.

 

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zébus01

 

Priorité aux zébus

zébus

 

 

boutique tailleur détail

 

La boutique du tailleur

 

Les tisnguis gris.

C'est chez Florian au parc national d'Ankarana que nous posons les valises.Sur ce plateau en pleine nature, sont posés des bungalows raphia sans électricité mais ça ne pose pas vraiment problème.

 

bungalows

 

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Le lendemain assez tôt, notre guide Florin (comme la monnaie des Pays-Bas, précise-t-il ) nous accompagne pour 7 heures de ballade dans le parc des tsinguis gris.

 

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Ca, c'est du baobab !

 

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Bon, moi je touche pas !

 

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La réserve comporte surtout de nombreux tsingys ou pics rocheux calcaires tranchants dressés vers le ciel, façonnés et sculptés par l’érosion éolienne et pluviale mais aussi de grottes creusées par des cours d’eau souterrains. Il y a quelques siècles, au cours d’une grande bataille entre les royaumes (une guerre ethnique), la tribu Antakarana s’est enfuie dans le champ de Tsingy et y a péri. L’endroit est devenu sacré, des offrandes y sont apportées et le culte des ancêtres se pratique dans ces grottes.

C'est un lieu tabou et nous devons enlever nos couvre-chef à certains passages. Il y a toutes sortes de choses à voir : Chauve-souris, lémuriens, serpents, baobabs...

 

 

chauve-souris  Et oui ! une chauve-souris

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L'érosion. A la saison des pluies, l'eau remplit d'énormes cuvettes.

 

 

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Une forêt de roches calcaires.

 

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Gilbert adore chanter, râler et tout ça nous fait bien rigoler.


Les photos qui suivent vous diront la beauté des lieux sans que j'ai à faire le guide touristique. (Compter 65 000 Ar pour l'entrée du parc et le guide).

 

 

 

 

 

 

avec-florin Le meilleur guide : Florin.

 

 

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Le meilleur compagnon : Gilbert

 


pause

 

Petite pause casse-croûte.

 

 

Au retour, je suis évidemment crevée. Trempage dans la rivière à proximité de femmes qui font leur lessive. Elles nous mettent en garde contre un crocodile plus en aval. Évidemment Gilbert va tenter la rencontre, mais il reviendra bredouille.


Le lendemain, le 9 janvier, Florain m'a réservé une place à l'avant (doux confort) pour rentrer sur Diego. Gilbert partira en taxi R4 pour les tsinguis rouges en compagnie de deux jeunes filles rencontrées sur place.

Le trajet est presque confortable et j'ai un tout petit peu honte de mon bien-être quand je regarde à l'arrière les bras, têtes et corps entassés.


Parvenue à Diego, je change de crèmerie et me rends à l'hôtel Belle vue où Muriel et Jean Marie ont élu domicile.

 

Adresses :

Hotel Palma Nova à Ambaja. 032.04.611.21 / 020.86.500.41  palma_nova@yahoo.fr  wwww.hotel-nord-Madagascar.com


A Ankarana, demander l' Hôtel Chez Laurent. GSM : + 261 (0) 32.07.992.89

Visite du parc d'Ankarana : 25 000 Ar. Prendre un ticket  auprès du bureau des guides. Rajouter 40 000 Ar pour le guide et le casse-croûte assez frugal.


 

A suivre : Diego intra-muros (5)

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:16

 

 

pousse pousse livraison

 

Le 31 décembre, Diego est en pleine effervescence pour préparer la fête. Un tour au marché donne la température. Que de volailles, canards, poules, crevettes, letchis...l'eau nous vient à la bouche.

 

 

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ananas

 

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La marchande de crevettes

 

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Le cordonnier, la cordonnière et le maki


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Nous avions décidé de passer le 31 chez Nicolas qui promettait un cochon de lait à la broche. Finalement, ce 31 fut un 31 comme beaucoup de 31 ou comme tous les jours à Diego, manger, boire, danser, rire.

 

le 31le 31 01


L'hôtel du nord étant complet, Muriel et Jean Marie migrent vers un autre hôtel. J'accepte la proposition de Bilal qui me loue une chambre dans sa maison. J'aime bien le quartier. Mais l'envie de bouger me tenaille.  


Le 2 janvier, je profite d'une place de libre dans la voiture pour descendre sur Nosy-bé avec Bilal, son co-équipier Gérard (c'est pas exactement ce prénom, on fera comme si) et Sao son ami restaurateur. Le départ prévu à 14 h sera finalement effectif à 19 h. Après un thé-cola-gingembre-lait qui refile la pêche nous filons dans la nuit propice à toutes les histoires étranges et drôles. Tiens, là les barrières de fer du pont sont à moitié démontées (on récupère tout à Madagascar car tout se vend). Houps ! un serpent traverse sur la route. Ce n'est pas n'importe lequel, c'est un serpent à poules. Et Gérard de raconter que celui qui se met une fiente de poule sur la tête, quelque soit l'endroit au monde, sera poursuivi par ce serpent. En passant sur un pont : « Oh, cette rivière, dit-il, je ne m'y baignerai jamais ! » Tiens ? Et pourquoi donc ? « Dedans il y a des anguilles qui s'attaquent aux parties sensibles et précieuses des hommes. » Ben, on comprend alors !

Sous le soleil de Diego on avait fini par oublier que nous sommes en pleine saison des pluies. Après une crevaison (banal sur ces routes défoncées), tard dans la nuit, nous parviendrons sous une pluie torrentielle à la maison de la grand-mère de Bilal aujourd'hui décédée. De l'électricité mais pas d'eau courante qu'il faut puiser à l'extérieur.

 

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Le village. Mais on est où exactement ?


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Le lendemain on doit prendre le temps – beaucoup - pour faire réparer la roue de secours et nous repartons dans la matinée.

 

pigeonnier01Le pigeonnier

 

 

Jeudi 3 janvier.

Je me trouve dans le village d'Andoany en bord de mer. En face les lumières de Nosy-Bé. J'ai échoué ici comme un coquillage en attente du ressac de la mer qui le portera plus loin. Sans carte, sans notes, sans guide, il semble qu'inconsciemment je me refuse à me souvenir des noms de lieux. Je sais seulement que le mercredi je m'apprêtais à prendre une voiture à 14 h30 pour quitter Diego et qu'à 19 heures après avoir bu un thé au cola-gingembre, je filais vers l'ouest pour plusieurs heures de pistes.


maison

 

 

palais royal

 

C'est donc ici, dans ce petit village à quelques kilomètres d'Ankif que je quitterai mes compagnons de voyage qui ont récupéré des clientes pour les emmener à Majenga. L'électricité n'est possible que de 18 h à 7 h du matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison du gouverneur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Déjà deux jumeaux de 4 ans sont venus me tenir compagnie. Ils sont drôles et connaissent déjà beaucoup de mots en français, ils sont dans une école privée, c'est à dire payante.

 

 

 

 

 

 

 

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Ce n'est pas le cas de leur sœur de 18 ans qui se rend au lycée public de Nosy-Bé. Son français est médiocre et la conversation difficile.

 

 

j fille

 

 

 

Le lendemain, je me dis que je ne peux pas rester ici. Calme, trop, malgré la très belle plage à l'arrière. C'est Bruno, le taxi qui va m'emmener à Ankif pour prendre le bateau. Des voitures pourries, déglinguées, rafistolées, j'en avais déjà vues mais celle là, en plus de son état décati érigé en œuvre d'art avait ce petit plus qui fait la différence : l'odeur insupportable et indéfinissable. Sans être délicate, j'ai hâte de parcourir ces quelques kilomètres avant de tourner de l’œil.


Ce que l'on voit d'Ankif c'est une sorte d'embarcadère bordée de gargotes et autres marchands de plein air. Il a beaucoup plu cette nuit. Le sol est boueux. Pour rejoindre l'île il faut prendre un bateau au choix : "le rapide", plus cher qui vous conduit à destination au bout d'une demi-heure ou "le collectif", meilleur marché mais bien sûr moins pressé et surtout qui attend d'être rempli pour partir, une sorte de taxi-brousse maritime. Je monte dans le "Princesse", je récupère ma valise et là un jeune gars me réclame de l'argent "pour le porteur". Je demande à une passagère le tarif habituel "300 Ar", que je tends au p'tit gars qui râle et me réclame 5 000 AR. "Quoi, 5 000 AR pour cinq mètres, alors que le taxi m' a emmené ici pour 10 000 !". "Oui mais la valise était lourde !".


Bienvenue dans la région de Nosy-bé haut lieu du touriste-gogo. La traversée est agréable, il ne pleut plus. Au bout d'une bonne demi-heure nous accostons. Je me suis renseignée sur le prix des taxi-brousses. Mais en fait je ne sais pas où je vais. Rien de réservé, pas de carte ni guide. A peine débarquée, je suis déjà interpellée par un type qui me propose de m'emmener... où déjà ? Je lui demande de reposer ma valise qu'il s'apprête à mettre dans le coffre. Question récurrente mais essentielle : "Combien ?" "10 000" "Le taxi brousse c'est 1000 ». « Oui mais c'est loin. » « C'est trop cher. » « 8 000 ». « Tope la, mais tu vas devoir m'accompagner jusqu'à que je trouve un hôtel." Sont déjà installés dans la voiture trois autre types en plus du chauffeur. « C'est tes copains? Je vois, en fait, je paye pour tout le monde ! » Finalement j'apprends que je suis à Ambatoloka et, sympas, ces messieurs vont m'escorter à tous les hôtels qui portant mon ordinateur, qui m'ouvrant la porte, mais dans le coin les hôtels sont complets ou hors de mon budget. Finalement j'atterris chez Aly. La propriétaire m'accueille par un avertissement vertueux." Ici, le gardien fait attention. Je ne veux pas de problème d'alcool et de bagarre avec les garçons du village alors si tu veux un gigolo, tu vas faire ça à l'hôtel mais pas ici.". Surprise, limite choquée par la remarque, je fais comme si je n'avais rien entendu. Bon. Son logement c'est un bungalow assez rudimentaire mais il y a l'électricité, de l'eau froide et la douche. Le tout pour 35 000 Ar. C'est un peu cher pour le produit mais, me dit Madame "Je suis la seule propriétaire malgache, tous les autres sont des Européens". Bref, j'accepte, de toute façon je n'ai pas le choix.

 

 

J'accompagne mes chevaliers servants dans une gargote de bord de route, j'offre la boisson et je rentre à pied chez Aly. C'est là que je fais connaissance rapidement de Karine, jeune- femme réunionnaise en vacances avec son mari Bruno et leur petite fille Naturelle. Justement son mari arrive accompagné d'un autre voisin de bungalow : Gilbert. Rapidement, on mange ensemble, on discute beaucoup, on sympathise. Parce qu'ici tu ne peux pas rester seul. Au restaurant La Résidence tu bois des rhums coco à tomber, des jus de fruit frais naturels, tu te connectes sur internet et tu sympathises avec les nombreux Italiens. Tu ne t'offusques plus de voir de vieux messieurs pas toujours très en forme avec de superbes filles, elles, très toniques. C'est comme ça. Après avoir bien mangé (Oh le restau italien Chez Teresa.....qui sert un rhum chocolat délicieux !), bien bu, bien rigolé que faire d'autre ? Il y a des circuits pour voir les lémuriens à Nosicombo ou les fonds marins . Mais ça je l'ai déjà à Mayotte.

 

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Le marché à Hell-Ville.

 

 

 

 

 

 

Le 6 janvier au matin, Gilbert part pour Diego. A 10 h , je fais ma valise à peine défaite. "Je fais la route avec toi". Mais voyager avec Gilbert c'est quelque chose!

 

A suivre : Retour sur Diego : Ambanja et Ankarana (4)

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